Temps de travail réel · France

Calcul du temps de travail

Salarié à temps complet payé sur ses heures réelles (intérim, saisonnier, extra), ou en mois incomplet ? Cet outil additionne les heures réellement travaillées, sans appliquer de base forfaitaire, avec le détail des heures supplémentaires — à combiner avec un taux horaire ou un contrat pour le calcul de salaire. Réservé au temps complet : pour un temps partiel, les règles de décompte sont différentes (heures complémentaires). Salarié mensualisé sur un mois complet ? Utilisez plutôt le calcul heure de travail.

1 Mois

2 Vos horaires

Laissez vide un jour non travaillé. La pause du midi est déduite automatiquement. Les lignes violettes appartiennent au mois voisin : elles servent à calculer correctement le seuil des semaines à cheval, sans compter dans le total de ce mois.

Sem.DateJourArrivée
matin
Départ
matin
Arrivée
a.-m.
Départ
a.-m.
Heures

3 Résultat du mois

Heures normales
0 h
Sup. à 25 %
0 h
Sup. à 50 %
0 h
Total réel
0 h
Quand une semaine est à cheval sur deux mois, chaque heure reste rattachée au jour où elle a réellement été travaillée. Le seuil de 35 h (et les majorations) se calcule sur la semaine civile complète, mais le total affiché ici pour ce mois ne contient que les heures physiquement effectuées ce mois-ci — rien n'est déplacé vers le mois suivant.
Cet outil n'applique aucune base forfaitaire : il additionne exactement les heures saisies. C'est un calculateur d'heures, pas de salaire, réservé aux salariés à temps complet — utile notamment en intérim, saisonnier, extra, ou en mois incomplet (entrée/sortie). Un salarié à temps partiel relève d'un régime différent (heures complémentaires), non couvert ici. Pour un salarié mensualisé sur un mois complet à 151,67 h, voir le calcul heure de travail.

Comment calculer son temps de travail réel ?

Calculer son temps de travail réel, c'est additionner exactement les heures effectuées, sans base fixe de départ. Pour un salarié à temps complet, c'est utile notamment en intérim, en saisonnier, en extra, ou pour un mois où l'on entre ou sort en cours de route.

Pour chaque jour, on compte les heures du matin et celles de l'après-midi. La pause du déjeuner ne compte pas, tant que le salarié est libre d'en disposer : ce n'est alors pas du temps de travail.

Le total obtenu est le reflet exact de ce qui a été travaillé, mois par mois : ni plus, ni moins.

C'est précisément ce que fait le calculateur ci-dessus : il additionne les heures réellement saisies, et il repère les heures supplémentaires effectuées au-delà de 35 heures chaque semaine.

Le calcul de la pause déjeuner

La pause du midi n'est pas du temps de travail effectif, dès lors que le salarié est libre de vaquer à ses occupations. Elle n'est donc ni rémunérée, ni comptée dans les heures.

Prenons un exemple. Une journée de 8h00 à 12h00 le matin, puis de 13h00 à 18h00 l'après-midi, représente 9 heures de travail : la pause d'une heure, entre 12h00 et 13h00, n'est pas comptée.

Le calculateur ci-dessus déduit cette pause automatiquement. Vous indiquez seulement les heures d'arrivée et de départ, matin et après-midi, et il s'occupe du reste.

Comment sont calculées les heures supplémentaires ?

Les heures supplémentaires se comptent par semaine civile, au-delà de 35 heures. Cette règle s'applique quel que soit le mode de paiement, mensualisé ou à l'heure réelle. Leur majoration suit deux paliers.

Les huit premières, de la 36e à la 43e heure, sont majorées de 25 %. À partir de la 44e heure, la majoration passe à 50 %.

Un exemple concret. Une semaine de 40 heures compte 5 heures supplémentaires, toutes majorées à 25 %. Une semaine de 44 heures compte 9 heures supplémentaires : les 8 premières à 25 %, et la 9e à 50 %.

Ces taux de 25 % et 50 % sont ceux qui s'appliquent à défaut d'accord. Une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir d'autres taux, mais la majoration ne peut jamais descendre en dessous de 10 %. Mieux vaut toujours vérifier ce qui s'applique à la situation concernée.

Sans base forfaitaire : la différence avec un salarié mensualisé

Un salarié mensualisé perçoit chaque mois une rémunération lissée sur une base fixe de 151,67 heures, quel que soit le nombre de jours réellement travaillés. Cet outil ne pose pas cette base : il additionne directement les heures saisies, normales ou majorées, sans rien lisser.

C'est utile chaque fois que la paie suit les heures réellement effectuées plutôt qu'un forfait mensuel fixe — par exemple pour une mission courte, un mois d'entrée ou de sortie, ou simplement pour vérifier son propre décompte.

Si vous cherchez le calcul d'un salarié mensualisé sur un mois complet, direction le calcul heure de travail.

Le cas des semaines à cheval sur deux mois

Certaines semaines commencent à la fin d'un mois et se terminent au début du suivant. Le seuil de 35 heures se calcule toujours sur la semaine civile complète. Mais alors, à quel mois rattacher chaque heure ?

Ici, chaque heure reste rattachée au jour où elle a réellement été travaillée. Une semaine de 40 heures à cheval sur juillet et août verra ses heures comptées en juillet si elles ont été faites en juillet, même si la semaine se termine en août. Rien n'est déplacé d'un mois sur l'autre : le total affiché pour chaque mois correspond exactement à ce qui a été fait ce mois-là.

C'est une convention de calcul retenue par cet outil, adaptée à un compteur d'heures réelles. Le mode de paiement effectif (à quelle date les heures sont versées) dépend ensuite des règles de paie de l'entreprise.

Les durées maximales à respecter

Le temps de travail a des limites, et l'employeur doit les respecter.

La journée ne peut en principe pas dépasser 10 heures. La semaine est plafonnée à 48 heures. Et sur douze semaines consécutives, la moyenne ne peut pas dépasser 44 heures.

Un dernier point important : dès que 6 heures de travail continu sont atteintes dans la journée, une pause d'au moins 20 minutes consécutives est obligatoire.

Ce calculateur est fourni à titre indicatif. C'est un outil de comptage d'heures, pas de calcul de salaire : le résultat est à combiner avec un taux horaire ou un contrat pour obtenir une rémunération. Il s'applique aux salariés du secteur privé à temps complet, soumis à un décompte hebdomadaire classique — un salarié à temps partiel relève d'un régime différent (heures complémentaires, non couvert ici). Une heure supplémentaire suppose d'avoir été demandée ou acceptée par l'employeur ; une absence en cours de semaine peut aussi modifier le décompte. L'outil ne tient pas compte des cas particuliers : convention collective, accord d'entreprise, aménagement du temps de travail sur l'année, convention de forfait, jours fériés ou absences. Il ne remplace ni un bulletin de paie, ni l'avis d'un professionnel.