CDD · France

Calcul de la durée d'un CDD

Employeur, service RH ou salarié en CDD ? Déterminez la durée maximale autorisée selon le motif du contrat, et la date de fin à ne pas dépasser. Besoin de calculer une période d'essai ou un préavis ? Direction le calcul de période d'essai ou le calcul de préavis.

1 Motif du CDD et durée maximale

Remplacement sans terme précis : le contrat prend fin avec la fin de l'absence du salarié remplacé ; la date calculée ci-dessous correspond à un CDD de remplacement conclu avec une date de fin fixée. Attente d'un salarié recruté en CDI : la limite de 9 mois s'applique, que le contrat ait ou non un terme précis.

Un accord de branche étendu peut fixer une durée totale différente de la durée légale par défaut — plus longue ou plus courte selon les cas. C'est alors cette durée qui prime.
Durée maximale applicable
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Un accord de branche étendu fixe ici une durée différente de la règle légale par défaut : c'est cette durée qui est utilisée pour calculer la date de fin ci-dessous.
Ce motif permet un CDD sans terme précis : la durée n'est pas plafonnée par une date de fin fixe. Le contrat se termine avec la réalisation de son objet (fin de la saison, fin du besoin...). Aucune date de fin maximale ne peut donc être calculée dans ce cas.
Rappel sur le renouvellement : sauf accord de branche étendu fixant un nombre différent, un CDD peut être renouvelé au maximum 2 fois. La durée totale du contrat, renouvellements compris, ne doit jamais dépasser la durée maximale indiquée ci-dessus.

2 Date de fin à ne pas dépasser

Date de fin maximale autorisée
Choisissez un motif
Vérifiez si la date de fin que vous envisagez respecte la durée maximale calculée ci-dessus.
L'outil retient le jour de début du contrat comme premier jour de la durée : la date de fin est donc fixée à la veille de la date anniversaire, N mois plus tard (par exemple : début le 1er janvier, 18 mois : fin maximale le 30 juin, un an et demi plus tard, et non le 1er juillet).

Comment calculer la durée maximale d'un CDD ?

La durée d'un contrat à durée déterminée n'est pas libre : elle est plafonnée par la loi, et ce plafond dépend du motif de recours au CDD. Un CDD conclu pour remplacer un salarié absent n'obéit pas exactement aux mêmes règles qu'un CDD conclu dans l'attente de l'arrivée d'un salarié recruté en CDI.

C'est ce que détermine l'outil ci-dessus : à partir du motif choisi, il affiche la durée maximale légale applicable, puis calcule la date de fin à ne pas dépasser à partir de la date de début du contrat.

Les durées maximales selon le motif

Pour la plupart des motifs de recours au CDD — remplacement d'un salarié absent, accroissement temporaire d'activité — la durée maximale de droit commun est de 18 mois, renouvellements compris. Elle est portée à 24 mois lorsque le contrat est exécuté à l'étranger.

Deux motifs prévoient une durée réduite à 9 mois : le CDD conclu dans l'attente de l'entrée en service effective d'un salarié recruté en CDI, et le CDD conclu pour la réalisation de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité.

Un motif prévoit à l'inverse une durée allongée à 24 mois : celui du CDD conclu dans le cadre du départ définitif d'un salarié précédant la suppression de son poste de travail.

Le cas particulier des CDD saisonniers et d'usage constant

Les emplois à caractère saisonnier et les emplois pour lesquels il est d'usage constant de ne pas recourir au CDI (CDD d'usage) peuvent être conclus sans terme précis : le contrat se termine alors avec la réalisation de son objet, sans date de fin fixée à l'avance. Dans ce cas, aucune durée maximale exprimée en mois ne s'applique, puisqu'il n'y a pas de date de fin à calculer.

Si un terme précis est néanmoins fixé pour ce type de contrat, c'est la durée maximale de droit commun (18 mois) qui s'applique par défaut, sauf accord de branche étendu prévoyant une règle différente.

Le renouvellement du CDD

Sauf accord de branche étendu fixant un nombre différent, un CDD peut être renouvelé au maximum deux fois. Quel que soit le nombre de renouvellements, la durée totale du contrat — durée initiale et renouvellements cumulés — ne peut jamais dépasser la durée maximale applicable au motif concerné.

Un accord de branche peut-il modifier ces durées ?

Oui. Un accord de branche étendu peut fixer une durée totale de CDD différente de la durée légale par défaut, à la condition que cette durée ne puisse pas avoir pour objet ou pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. C'est pourquoi l'outil ci-dessus permet de renseigner une durée conventionnelle, qui prime alors sur la règle légale par défaut.

Ce calculateur couvre les motifs de recours au CDD les plus fréquents : remplacement, accroissement temporaire d'activité, attente d'un salarié en CDI, départ définitif avant suppression de poste, travaux urgents de sécurité, et saisonnier/usage constant. D'autres motifs plus rares existent (CDD à objet défini pour ingénieurs et cadres, CDD lié à certains dispositifs d'aide à l'emploi, commande exceptionnelle à l'exportation, CDD de reconversion créé au 1er janvier 2026) et obéissent à des règles de durée et de renouvellement différentes, non couvertes ici. Le calcul de la date de fin retient le jour de début comme premier jour de la durée : la date de fin est donc fixée à la veille de la date anniversaire, N mois plus tard — pratique usuelle en droit social pour les contrats de date à date, en l'absence de jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation tranchant spécifiquement ce point de calcul. Si le mois de fin ne comporte pas ce quantième, l'outil retient la veille du dernier jour de ce mois (par exemple : début le 31 août 2027, 18 mois, fin maximale le 27 février 2029). Aucun texte ni arrêt ne tranche ce cas : c'est la lecture la plus prudente, une date de fin plus courte ne faisant courir aucun risque de dépassement de la durée maximale. Pour une sécurité juridique optimale, il reste recommandé de faire figurer la date de fin exacte, en toutes lettres, dans le contrat lui-même. Cet outil est fourni à titre indicatif et ne remplace ni un contrat de travail, ni l'avis d'un professionnel du droit du travail.

Sources