Deux dates, deux résultats : l'outil compte à la fois le nombre de jours ouvrés et le nombre de jours ouvrables sur la période, jours fériés déduits. Ces deux notions sont souvent confondues — la différence est expliquée plus bas.
Les deux termes se ressemblent, mais ne désignent pas la même chose — et la confusion coûte cher dès qu'il s'agit de compter un délai, un congé ou un préavis.
Concrètement, sur une semaine sans jour férié et dans le régime général (repos dominical, régime de bureau classique) : 6 jours ouvrables, 5 jours ouvrés. La différence tient uniquement au samedi, qui est ouvrable mais pas ouvré dans ce régime.
Vous indiquez une date de début et une date de fin, bornes incluses. L'outil parcourt chaque jour de la période et :
Les jours fériés légaux (1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre, Noël) sont calculés automatiquement pour chaque année couverte par la période, y compris les fêtes mobiles dont la date dépend de Pâques. Le régime local Alsace-Moselle, s'il est coché, ajoute le Vendredi Saint et le 26 décembre.
Un jour férié légal n'est pas automatiquement un jour non travaillé. Seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour l'ensemble des salariés. Pour les 10 autres jours fériés, c'est un accord d'entreprise ou d'établissement qui fixe la liste des jours chômés — à défaut d'accord, c'est l'employeur qui la détermine. Une entreprise peut donc parfaitement faire travailler ses salariés un jour férié ordinaire — et dans ce cas, la définition légale du jour ouvrable elle-même ne l'exclut pas du décompte, exactement comme pour le jour ouvré.
Ce calculateur déduit par défaut les 11 jours fériés, ce qui correspond à la pratique la plus répandue. Deux autres profils sont proposés : « Aucun jour férié chômé » pour un décompte brut, ou « Personnalisé » pour cocher précisément, jour férié par jour férié, ceux qui sont réellement chômés dans l'entreprise concernée — utile si sa convention collective ne les chôme pas tous. Le nombre de jours fériés sur la période reste dans tous les cas affiché, à titre d'information.
Le choix entre jours ouvrés et jours ouvrables n'est pas qu'une question de vocabulaire : il change le résultat d'un décompte légal. Les congés payés, par exemple, se décomptent en jours ouvrables (soit jusqu'à 30 jours de congés annuels pour un salarié à temps plein ayant acquis la totalité de ses droits). Une entreprise peut décompter en jours ouvrés à la place — 25 jours étant l'équivalence usuelle pour un rythme de travail classique de 5 jours ouvrés par semaine, à ajuster si l'organisation du travail s'en écarte (temps partiel, cycles, etc.) — à condition que le résultat n'aboutisse jamais à une durée de congé inférieure à celle obtenue en jours ouvrables (Cass. soc., 19 mai 2010, n° 09-40.540).
D'autres délais légaux se comptent en jours ouvrés : c'est le cas, par exemple, du préavis en cas de démission ou de licenciement ou de la période d'essai, selon les textes ou la convention collective applicables. Vérifiez toujours, pour le délai qui vous concerne, s'il est exprimé en jours ouvrés, ouvrables ou calendaires — ce n'est pas systématique.
Il applique un régime de référence (lundi-vendredi ouvré, lundi-samedi ouvrable, jours fériés légaux nationaux + option Alsace-Moselle) qui convient à la majorité des entreprises de bureau, mais pas à tous les secteurs. Le commerce, la restauration ou certains services organisés sur un autre rythme hebdomadaire (par exemple mardi-samedi) auront un nombre de jours ouvrés réel différent de celui affiché ici. C'est un outil de comptage de jours, pas un outil de paie : aucun montant en euros n'est calculé.